décembre au québec

Thursday, December 28, 2006

En vacances... finalement

sur un mur, près du métro Mont Royal, quelques mots qui résonnent différement entre un premier jour à Montréal et lorsqu'on les relit trois semaines plus tard





le bar du Lutopik ou je suis allé quelques fois profiter de l'ambiance chaleureuse qui s'en dégage

Une bonne chute de rendement a suivi l'obtention de ma licence canadienne. les buts de mon premier voyage atteints, je savoure une vie plus lente en attendant paisiblement le retour.
le surlendemain de noel, la neige tant attendue arrive pour de bon.
vue de la fenêtre de ma chambre, ca donne ca:

ce jour-là, visite du Biodôme de Montréal




ben oui, comme quoi Montréal ca peut aussi être un peu tropical par endroits
bon, ok, pas partout...


le stade olympique




n'oublions pas: un peu de matière à travailler. je m'y suis tranquillement plongé depuis quelques jours. j'explore les particularités et les différences par rapport au vol en France. sur les grands principes, c'est bien sûr la même chose mais avec quantité de détails différents. la relative proximité du pôle nord magnétique qu'ici on ne néglige pas, des points de règlementation (règles de survol des caribous et des boeufs musqués, si si ! j'vous jure!! ), les cartes aéronautiques, au graphisme sensiblement éloigné de nos jolies cartes IGN, la rencontre de quelques notions nouvelles et une masse incroyable d'éléments tout à fait semblables mais qui portent d'autres noms... et puis ici c'est le royaume, que dis-je! l'empire des abréviations. la plupart provenant de termes en anglais, bien sûr... un exemple qui m'a bien fait marrer : " les RCO sont des émetteurs- récepteurs VHF (...) qui permettent la communication entre les aéronefs et les FIC ou les FSS en matière de FISE et de RAAS". sympa, non ?
cela dit, ces bouquins sont super bien faits et ca me met l'eau à la bouche pour la suite...

Friday, December 22, 2006

...Et c'est la LICEEEEENCE!!!!!!

Amis du sport, bonjour! C'est officiel, Transport Canada m'a délivré ma licence de pilote privé canadienne!
voilà, c'est tout, c'est pas grand chose mais j'en suis quand même un petit peu fier.

Monday, December 18, 2006

Ca avance!!

Milieu de ma troisième semaine au Québec.

J’ai considérablement avancé dans le programme fixé pour mon voyage et mes angoisses concernant la suite ont diminué d’autant.
Je me suis rendu à Québec. La ville m’a semblée très étendue même si je ne l’ai pas parcouru comme j’ai pu le faire à Montréal, loin de là. Je me suis contenté d’arpenter la vieille cité, seule ville fortifiée d’amérique du nord. De jolies maisons en pierre, un style assez british, un climat un cran plus rude qu’à Montréal question humidité et températures, mais la géographie du lieu est vraiment chouette. La cité est construite sur un pic rocheux qui domine le fleuve, et de belles collines ceinturent un horizon plus mouvementé ici.

Cliquez donc sur les photos...









Un paquet de petites boutiques à touristes. Il doit y avoir plein d’états-uniens qui débarquent ici l’été pour avoir une idée de l’Europe. J’en ai profité pour faire le touriste de base : je ramène des cadeaux kitsches à pleurer !






au Canada aussi , il y a des militaires. Mais ici, au moins, ils affichent la couleur!








Plus important : j’ai choisi une école pour mes études. Une entreprise dynamique qui se donne les moyens. Une compagnie aérienne existe dans la même structure et offre une belle possibilité d’évolution. Les premiers temps, je vivrai à proximité du terrain, dans un village au bord de la campagne. L’idée de ne plus vivre près d’un grand centre ville comme je l’ai fait depuis plus de dix ans m’inquiète un peu, je l’avoue, mais comme on dit ici, je sauverai temps, argent et énergie à ne pas devoir me déplacer sur des kilomètres chaque jour.
J’ai ouvert un compte en banque, passé mon examen théorique de conversion de licence sans le moindre problème, complété mes heures de vol aux intruments.
Le vol d’aujourdhui était bien sympa. J’ai traversé plein de nuages, pris la pluie, le gel, des turbulences. L’instructeur m’a fait simuler une approche aux instruments sans visibilité extérieure pour rentrer se poser à Saint Hubert. L’autorisation de regarder dehors ne m’a été donnée qu’à cent mètres du sol : piste droit devant. YES !
Tout ca pour dire que mon projet prend maintenant une forme concrète et se présente sous un jour acceptable. Il faudra se battre, se shooter au boulot et obtenir les meilleurs résultats possibles dans les meilleurs délais. C’est à ce prix que mon parcours pourra me mener plus loin.
Vers ceci, par exemple :

Beech King Air 200 de Max Aviation

Puis en matinée de mercredi, je me suis allé visiter les abords de Jean Lesage, l'aéroport de Quebec. Morne ambiance dans ce matin gelé...
Et derrière un grillage, des Canadair de chez...


et de retour à Montréal, j'ai profité de mon dimanche pour une ballade avec Angy à la Biosphère. C'est l'ancien pavillon des Etats Unis lors de l'exposition universelle de 1967. après bien des querelles, un musée de l'eau y a été installé, anisi qu'une exposition des idées de son créateur, Richard Buckminster Fuller, un ingénieur très en avance sur son temps, qui pensait déjà développement durable et dont l'obsession était de toujours faire plus avec moins.
visitez donc le site de la Biosphere


Un tour dans le parc de l'île Jean Drapeau d'où la vue sur la ville est... disons...

Sunday, December 10, 2006

Après quelques jours

Terminée l’euphorie de l’arrivée. La distance se fait déjà sentir pour de bon. Mes amis, ma famille, mon pays sont loin et me manquent. Les doutes sur le bien-fondé de mon projet m’assaillent et l’inconnu s’ouvre devant moi avec sa gueule béante.
Au cours de la semaine, j’ai visité trois des quatre écoles sur la plateforme de Saint Hubert. L’aérodrome est grand et c’est un lieu très pro. Bien qu’éloigné de Montréal, l’accès en est facile, contrairement aux autres terrains du coin. Je suis en bonne voie pour la conversion de ma licence francaise en licence canadienne. Je me suis procuré de quoi travailler sur la réglementation d’ici et j’ai volé plus de cinq heures dont quatre et demi aux instruments. VSV, VOR, DME, ILS… de joyeux exercices. Les neurones vont bien, pas de surchauffe, j’ai même eu les compliments de l’instructeur.
Ce voyage est à n’en pas douter une extraordinaire occasion pour une profonde introspection. Je ne puis manquer d’effectuer un bilan sur ma vie passée, et de cerner les choix que je dois faire pour mon avenir. Cela ne se fait pas sans douleur, et certaines heures sont moins évidentes à vivre que d’autres. Autour de moi, on m’écoute, on m’aide, on m’encourage.
Vendredi soir, nous effectuons un vol de nuit qui se termine vers dix huit heures. Puis nous amarrons l’avion, et plaçons les bâches pour le préserver du gel et du givre que la nuit ne manquera pas d’imposer. Vingt bonnes minutes de manipulation par moins dix en plein vent. Je n’avais pas eu froid comme ca depuis les hivers limousins au cours desquels le gamin que j’étais s’évertuait à jouer dans la neige jusqu’à ne plus sentir ses membres.
Hier, samedi, en lutte avec un moral au fond de mes nouvelles chaussures d’hiver, j’explore à nouveau la ville. Le vieux Montréal. Une rue pavée qui a quelque chose d’européen. Des boutiques de souvenirs. Et encore et partout ces contrastes sauvages entre les architectures. Au bout d'un moment, j’essaye de faire l’artiste avec mon appareil photo. Comme la journée est grise, je tente de superposer les formes, les perspectives et les textures.
Demain lundi, nouvelle visite à Saint Hubert. Le choix de l’école commence à se dessiner, je dois confirmer cela. je ferai aussi sans doute un nouveau vol pour compléter mes heures aux instruments.
Je louerai très prochainement une voiture pour me rendre à Québec. Passer deux ou trois jours dans la seule ville fortifiée d’amérique du nord me semble incontournable, tant que j’ai du temps pour m’y rendre. Et puis il y a aussi une école là-bas.






























Sunday, December 03, 2006

Première journée à Montréal

Alors voilà.
Je me suis réveillé samedi à midi et j'étais à Montréal. du coup il n'était pas midi mais six heures du matin. dans la maison endormie, quelques préparatifs et vers huit heures, je sors. La bonne doudounne, les gants de ski et le bonnet ne sont pas de trop, c'est peu de le dire. la veille en fin de journée une pluie battante s'est déversée sur la ville et s'est transformée instantanément en glace. le sol est pourtant tout a fait praticable et la température positive ce matin.

je marche.







je prends la rue Ste Catherine depuis Aylwin direction le centre ville. deux heures et demi de marche me mènent à Peel sans que la rue change de nom. tout est grand. je passe sous l'immense pont Jacques Cartier. je déboule dans le centre financier et commercial de la ville.







Les bâtiments se cotoient dans un mélange hétéroclite de couleurs, de formes et de matières. Il en résulte une sorte d'harmonie contrastée. les rues sont larges le traffic est calme, les gens détendus. un centre commercial, très semblable aux nôtres. L'influence américaine est omniprésente mais n'a pas tout remporté. on se croirait quand même en Europe. Plusieurs fois au cours de cette première journée, je me répète avec insistance que je suis bel et bien sur un autre continent, car il s'agit pour l'instant d'une vue de l'esprit. Une certitude acquise par la connaissance, non par l'expérience.




je fais le touriste. je demande un peu mon chemin, et le trouve sans peine. depuis le quartier du plateau, je prends un bus qui gravit la montagne ( il ne faut pas dire colline, ils se vexent) autour de laquelle la ville a poussé. le Mont Royal.
un parc immense. deux bonnes heures de marche seraient nécessaires pour le traverser entièrement. la vue est dégagée jusqu'au Saint-Laurent et au delà.












la tempête de glace a créé des oeuvres d'art avec les branches des arbres et toutes les formes qu'elle a touché. la neige tente une timide apparition.











Retour dans le quartier du plateau. je cause avec le chauffeur du bus. les gens sont sympas, détendus, acceuillants et souriants.

je redescends vers le downtown par la rue Saint Denis sous une averse de neige. le quartier est très chouette. pleins de couleurs. et partout ces belles maisons basses aux escaliers extérieurs. A Hochelaga, elles ressemblent un peu à celles d'Amsterdam. décidément je fais le touriste à fond. je rentre dans un resto de frites et je m'envoie, devinez quoi... mais oui!!! une bonne poutine bien chaude!!! des frites, une sauce à la viande qui me fait un instant penser à un bourguigon ( pas longtemps), et plein de petits bouts d'un fromage qui fait shlouik shlouik quand on mord dedans. un cauchemar de nutritionniste. et chose étonnante: c'est bon. en ressortant, je n'ai ni froid, ni faim et ca va durer un moment!
après cette expérience gastronomique, direction un supermarché dans la ville souterraine. il y a des gens qui se balladent sans veste. les galleries communiquent avec les immeubles et le métro. il fait chaud. si on prévoit d'y rester plus de dix minutes, autant tout enlever pour tout remettre avant de sortir.

en passant à la caisse, j'ai vécu une expérience nouvelle.
troublé par l'intervention inattendue d'un gars du magasin qui m'a aidé à mettre mes courses dans des sacs, fatigué par le voyage et la journée de marche, immergé dans un environnement nouveau ou tout le monde parle soit anglais avec un fort accent américain, soit français avec un fort accent québequois ( bon c'est normal, on est en plein Québec, hein), concentré sur la recherche de mon portefeuille, je me suis entendu répéter involontairement la somme que m'annoncait la caissière exactement comme elle.

"vèïïntkat cinkaaantsès" au lieu de 24,56.
eh ben ca fait un drôle d'effet....

retour à la maison. sieste.
et là, la bande de collocs est passée nous prendre pour aller voir Terrie, la proprio, qui combattait sous les couleurs de son académie de... boxe thai. première fois que je voyais des matches de boxe en vrai. bon. inutile de dire que je ne m'y vois pas un seul instant. à leur place, je fuirais immédiatement, la couardise ne te mettant pas des coups de genous dans la machoire, elle. mais bon, si on exclut de soi toute forme de pitié, après tout ils l'ont bien cherché, c'est quand meme sympa à voir. après les matches, direction un pub à billards ou on a bu des budwieser ( pas des bières hein, des Budweiser ) jusqu'à trois heures du matin. la soirée a été chouette, j'ai rencontré une dizaine de personnes, surtout des francais arrivés bien avant moi. je suis le vieux de la bande.
le tour des écoles de pilotage commence demain. un peu de sérieux quand même.