Après quelques jours
Terminée l’euphorie de l’arrivée. La distance se fait déjà sentir pour de bon. Mes amis, ma famille, mon pays sont loin et me manquent. Les doutes sur le bien-fondé de mon projet m’assaillent et l’inconnu s’ouvre devant moi avec sa gueule béante.
Au cours de la semaine, j’ai visité trois des quatre écoles sur la plateforme de Saint Hubert. L’aérodrome est grand et c’est un lieu très pro. Bien qu’éloigné de Montréal, l’accès en est facile, contrairement aux autres terrains du coin. Je suis en bonne voie pour la conversion de ma licence francaise en licence canadienne. Je me suis procuré de quoi travailler sur la réglementation d’ici et j’ai volé plus de cinq heures dont quatre et demi aux instruments. VSV, VOR, DME, ILS… de joyeux exercices. Les neurones vont bien, pas de surchauffe, j’ai même eu les compliments de l’instructeur.
Ce voyage est à n’en pas douter une extraordinaire occasion pour une profonde introspection. Je ne puis manquer d’effectuer un bilan sur ma vie passée, et de cerner les choix que je dois faire pour mon avenir. Cela ne se fait pas sans douleur, et certaines heures sont moins évidentes à vivre que d’autres. Autour de moi, on m’écoute, on m’aide, on m’encourage.
Vendredi soir, nous effectuons un vol de nuit qui se termine vers dix huit heures. Puis nous amarrons l’avion, et plaçons les bâches pour le préserver du gel et du givre que la nuit ne manquera pas d’imposer. Vingt bonnes minutes de manipulation par moins dix en plein vent. Je n’avais pas eu froid comme ca depuis les hivers limousins au cours desquels le gamin que j’étais s’évertuait à jouer dans la neige jusqu’à ne plus sentir ses membres.
Hier, samedi, en lutte avec un moral au fond de mes nouvelles chaussures d’hiver, j’explore à nouveau la ville. Le vieux Montréal. Une rue pavée qui a quelque chose d’européen. Des boutiques de souvenirs. Et encore et partout ces contrastes sauvages entre les architectures. Au bout d'un moment, j’essaye de faire l’artiste avec mon appareil photo. Comme la journée est grise, je tente de superposer les formes, les perspectives et les textures.
Demain lundi, nouvelle visite à Saint Hubert. Le choix de l’école commence à se dessiner, je dois confirmer cela. je ferai aussi sans doute un nouveau vol pour compléter mes heures aux instruments.
Je louerai très prochainement une voiture pour me rendre à Québec. Passer deux ou trois jours dans la seule ville fortifiée d’amérique du nord me semble incontournable, tant que j’ai du temps pour m’y rendre. Et puis il y a aussi une école là-bas.














Au cours de la semaine, j’ai visité trois des quatre écoles sur la plateforme de Saint Hubert. L’aérodrome est grand et c’est un lieu très pro. Bien qu’éloigné de Montréal, l’accès en est facile, contrairement aux autres terrains du coin. Je suis en bonne voie pour la conversion de ma licence francaise en licence canadienne. Je me suis procuré de quoi travailler sur la réglementation d’ici et j’ai volé plus de cinq heures dont quatre et demi aux instruments. VSV, VOR, DME, ILS… de joyeux exercices. Les neurones vont bien, pas de surchauffe, j’ai même eu les compliments de l’instructeur.
Ce voyage est à n’en pas douter une extraordinaire occasion pour une profonde introspection. Je ne puis manquer d’effectuer un bilan sur ma vie passée, et de cerner les choix que je dois faire pour mon avenir. Cela ne se fait pas sans douleur, et certaines heures sont moins évidentes à vivre que d’autres. Autour de moi, on m’écoute, on m’aide, on m’encourage.
Vendredi soir, nous effectuons un vol de nuit qui se termine vers dix huit heures. Puis nous amarrons l’avion, et plaçons les bâches pour le préserver du gel et du givre que la nuit ne manquera pas d’imposer. Vingt bonnes minutes de manipulation par moins dix en plein vent. Je n’avais pas eu froid comme ca depuis les hivers limousins au cours desquels le gamin que j’étais s’évertuait à jouer dans la neige jusqu’à ne plus sentir ses membres.
Hier, samedi, en lutte avec un moral au fond de mes nouvelles chaussures d’hiver, j’explore à nouveau la ville. Le vieux Montréal. Une rue pavée qui a quelque chose d’européen. Des boutiques de souvenirs. Et encore et partout ces contrastes sauvages entre les architectures. Au bout d'un moment, j’essaye de faire l’artiste avec mon appareil photo. Comme la journée est grise, je tente de superposer les formes, les perspectives et les textures.
Demain lundi, nouvelle visite à Saint Hubert. Le choix de l’école commence à se dessiner, je dois confirmer cela. je ferai aussi sans doute un nouveau vol pour compléter mes heures aux instruments.
Je louerai très prochainement une voiture pour me rendre à Québec. Passer deux ou trois jours dans la seule ville fortifiée d’amérique du nord me semble incontournable, tant que j’ai du temps pour m’y rendre. Et puis il y a aussi une école là-bas.















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